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vendredi 7 juin 2013

Heureux qui comme Ulysse...

J'avais cette chanson dans la tête, toute la journée d'hier. Peut être parce que le poney de Noé s'appelait Ulysse. Peut être aussi parce qu'on était vraiment bien. Parce que le soleil, les Ardennes, les forêts de pins, le chant des oiseaux, le sourire ravi de Noé, les pitreries de Capucine, le corps hâlé de Vincent, les crocs monsieur de ma tante, la moue de Constant, la présence de ma cousine, tout ça me donnait l'impression d'être en vacances, loin de chez moi. Et parce que c'était bien. C'était parfait. Parce que j'étais fière de Noé, heureuse de le voir heureux, bluffée comme tant d'autres fois par l'envie qu'il a de découvrir ce qu'il ne connait pas, d'écouter les conseils et les recommandations, concentré. Parce que c'était émouvant de voir Noé faire ses premiers pas avec un poney accompagné par ma tante, comme moi, il y a 25 ans. Parce que les enfants ont joué ensemble à construire un cabane avec trois briques et deux bouts de bois. Parce qu'il y a des fantômes bienveillants là haut, je le sais. Parce que c'était un beau moment de transmission, de génération en génération. C'était bien. C'était vraiment bien.

Par un petit matin d'été,
Quand le soleil vous chante au cœur,
Qu'elle est belle, la liberté,
La liberté!
Quand on est mieux ici qu'ailleurs,
Quand un ami fait le bonheur,
Qu'elle est belle la liberté!
La liberté.

lundi 22 avril 2013

Joie, bonheur et amour, encore encore encore

C'est un WE comme on les aime. Un WE fatiguant, secouant, vivifiant, attendrissant et émouvant. C'est un WE sans fausse note. Aucune. Zéro. Nada. Un WE de folies douces cumulées les unes aux autres, sans dérapage. Si ce n'est une frange trop épaisse et une coupe à la Sue Ellen, mais passons.

Vendredi soir, l'Auguste et la Célestine sont venus à la maison. J'ai embarqué les deux grands pendant que les deux petits s'endormaient sous la bénédiction de Vincent. On est allé, en nocturne, aider les crapauds à migrer avec la famille tomelisarthur. Excitation et fierté pour les deux minots, ravis d'être les grands de l'histoire. Excitation et blagues potaches pour Elisa et moi, ravies de "faire un truc chouette". 4 crapauds nous ont fait l'honneur de passer sous nos regards. Et même que Célestine la téméraire n'a pas hésité à en prendre un dans les mains pour le mettre de l'autre côté de la grille.
"Noé, maintenant que tu sais à quoi ça ressemble un crapaud, tu es content que papa t'appelle Crapaud ?
- (petit temps de réflexion puis sourire jusqu'aux oreilles) oh oui !!"

Samedi, après un petit déj' éclair avec les Soleil, rendez-vous chez les Finlandais pour une brunch tardif, une promenade et quelques jeux de ballon au parc. Capucine fait sa vie à 10 mètres de nous, Noé s'achète quelque chose pour la première fois avec ses sous à lui et Anina est tellement enceinte que j'en perds mes mots.
Retour à la maison et branle-bas de combat pour arriver à l'heure aux trente ans de Juliette. Je dépose les enfants chez isabeluan. Je m'attends à une scène d'au revoir déchirante mais Capucine me fait signe et me claque la porte au nez, avec le sourire. Direction "Juliette's party". On a dansé, on a chanté, on a ri, on a mangé, on a raconté, on a papillonné et on a fabriqué des souvenirs. Mon homme était le plus beau, comme toujours, même si pour le coup, j'ai trouvé que tout le monde était beau. Et je ne sais pas ce qui entre ça et le vin était le plus enivrant.

Anne : c'était bien la soirée de tes parents ? Ils se sont bien amusés ?
Noé : ben, y avait que des adultes, alors je pense bien !

Le lendemain matin, le réveil est tardif. 10h, on ouvre un oeil pour mieux le refermer. 11h... pas tellement le courage de se lever mais les enfants nous attendent, il faut y aller. Un mal de tête cloue Vincent au lit, j'affronte seule le dehors.
Capucine se tape le luxe de ne pas encore être réveillée et attendra, à midi passé, que je vienne la tirer du lit. 16 heures de sommeil, fallait que ça arrive quand elle ne dort pas à la maison... Noé et Luan s'amusent à laver les vitres, Capucine fait sa vie (c'est devenu un gimmick) et nous on papote autour d'une tasse de thé, puis d'un bon repas, puis d'un café et de quelques oeufs au chocolat. Quoi de mieux pour se remettre d'une grosse soirée ? Sans compter la fierté que c'est de s'entendre dire que "je vous les reprends tous les deux quand vous voulez ! C'est super gai de les avoir à la maison".

De retour à la maison, en milieu d'après-midi, Vincent se lève à peine. Il prend la relève, je prend une douche, je fais une sieste et c'est reparti. Direction "The fabulous tatAnne's house" pour les enfants et pour nous, Mons, avec un crochet sur Uccle pour y chopper mon frère. On va fêter les 60 ans de ma tante, en costume 18ème, s'il vous plaît, avec un petit tour de Mons en calèche, menée de main de maître par mon oncle. Je me sens belle, je salue les passants d'un geste discret et courtois. Il y a une Mathilde qui sommeille en moi. Au restaurant, le verroterie fait briller nos sourires et nos costumes. Entre l'entrée et le plat principal, on reçoit un sms "vos enfants sont magnifiques !!!" qui nous réchauffe encore un peu plus le coeur.

Le WE se termine et je garde en moi tous les sourires, tous les mots gentils, toutes les attentions, tous les regards bienveillants et aimants. Je me répète mais, vraiment, j'ai de la chance de pouvoir passer des WE aussi parfaits que ça. Je suis bonheur. Je suis joie. Je suis kitche et j'assume !

jeudi 18 avril 2013

La chaleur et le bonheur

On dit que c'est le soleil qui nous manque. On dit qu'on a besoin de lumière et de ciel bleu. On dit "vivement l'été" et "y en a marre de cet hiver". Les premiers jours de printemps s'annoncent enfin et, même si ça toussote encore un peu pour nous rappeler qu'avant l'été il y a le printemps, force est de constater qu'on se sent tous beaucoup mieux. Mais plus que le soleil, c'est la chaleur qui me fait du bien. La chaleur sur ma peau, le vent sur mes mollets, le besoin d'enlever un pull, le bonheur de sortir sans écharpe. La chaleur, aussi, dans un sauna, les muscles chauds d'avoir bien nagé, et la chaleur des sourires échangés, aussi. Un rire chaud. Des mots chauds. Du baume sur le cœur. Le bonheur de me dire que j'ai des amis formidables. Revoir mon homme avec mes yeux de femme amoureuse et sentir la chaleur dans mon ventre. Observer mes enfants jouer sous la chaleur de notre amour. Manger une tarte tomate/moutarde bien chaude dans le joli jardin de Anne et lui dire "mais bien sûr que tu pourras venir nous voir quand tu veux". Penser avec chaleur à ma filleule qui va naître bientôt et décompter les jours avant de pouvoir voir sa frimousse de bébé fragile. Me sentir entourée et aimée. Me sentir entourante et aimante. Me sentir exactement là où j'ai envie d'être, avec les gens avec qui j'ai envie d'être. Parfaitement à ma place, entre ici et là-bas, en transit et heureuse de l'être. La chaleur et le bonheur.

mardi 5 mars 2013

La perméabilité

Le soleil chauffe la façade. J'ouvre la porte qui donne sur le jardin. Je lave quelques bettes pleines d'une faune à 6 pattes dégoûtante et même pas peur.  Le poste de radio est allumé, sur France Inter, comme tous les jours depuis presque 6 ans. La station est en grève alors plutôt que le rythme connu des émissions qui s'enchaînent, c'est de la musique qui passe. Je me laisse bercer en santant la chaleur du printemps qui arrive dans ma nuque. La musique me fait un peu danser...
Et je me dis que c'est ça que j'aime dans l'amour... Cette énergie qui nous rend perméable à l'autre. Manger des bettes sous les rayons du printemps en devenir avec pour fond sonore le grésillement des longues ondes, comme une habitude qu'on a fait sienne. L'amour ne dure pas toujours, non... Mais ce qu'il crée en nous, ce qu'il bouscule de nos certitudes, ce qu'il fait de nos habitudes, toute la richesse dont il nous remplit, c'est pour toujours.

Aujourd'hui, j'aime parfois boire un petit café, manger un pamplemousse, regarder la lune et sourire niaisement, gratter deux ou trois accords de guitare (le Do, le La et le Ré, essentiellement...), rouler une cigarette sans la fumer... Parce qu'un jour, j'ai été amoureuse.

vendredi 1 mars 2013

Petits bonheurs - 2

Parce qu'il faut se souvenir des belles choses :

- Aller avec son homme à la Fnac et s'acheter de nouveaux livres, tout beaux, tout chauds, qui sentent bon le papier encré (mmmmmh l'odeur des livres...)
- S'asseoir dans une allée et feuilleter des BD (je VEUX la dernière Vivès !!!)
- Renoncer à acheter ce livre "qu'on voulait depuis si longtemps" parce qu'on se souvient l'avoir vu chez une amie, lui laisser un message et l'avoir à prêter le lendemain même
- Voyager en face du sosie de Romain Duris et échanger quelques courtoisies banales et non moins charmantes avec le sourire qui va avec (le MÊME sourire que Romain, j'vous dis !)
- S'entendre dire dans la rue "vous êtes très belle" trois fois en une journée un jour où on ne se sent VRAIMENT pas belle
- Poser la tête sur le torse chaud de son homme et s'endormir comme une bienheureuse
- Penser qu'on ne réussira jamais à faire le nombre de longueurs qu'on s'était fixé (trop fatiguée, malade, ganglions gonflés... autant de bonnes excuses) et sortir de l'eau super fière de soi, en forme et beaucoup moins malade en ayant explosé le quota
- Papoter de tout, de rien et de la vie avec une copine, dans un sauna
- Chanter "Domino" avec l'accordéoniste du métro et se dire qu'il faudrait que Juliette retrouve la partoche
- Manger du chou farci et une potée de carottes en tête à tête avec son amoureux, à 22h, en rentrant de la piscine et penser que c'est la meilleure chose qu'on ait jamais mangé de toute sa vie
- Rentrer chez soi, courbaturée, fatiguée, malmenée, bouffie de microbes envahissants et trouver sur la table, avec pour  fond sonore un peu de musique classique, un repas tout prêt tout chaud et "L'amour", LE dernier Vivès.

jeudi 21 février 2013

Et kwé Charles, Carnaval !?!

Si tout s'était passé comme prévu, la semaine de Carnaval, Vincent et moi serions partis en amoureux dévaler les pentes neigeuses des Alpes (accompagnés d'une fanfare, d'accord, mais en amoureux quand même). Nos enfants seraient allés passer une semaine fabuleuse avec leurs (presque)parrains préférés et tout aurait été pour le mieux.

Tout ne s'est pas passé comme prévu. (ça devient une habitude, ça)

La moitié du couple "parrainal" (j'invente des mots, oui oui) a trouvé un travail qui ne se refuse pas. Le genre de travail qu'on dit "youhou ! Génial ! Trodlaballe !!". Et encore plus quand on est enceinte et qu'on espérait à peine que ce soit possible. 
Pour plein de raisons et pas que des mauvaises, on a pas trouvé l'énergie de chercher une alternative. L'alternative, c'était donc moi... Sacrifiée pour la cause de ses enfants et de son homme, si ça ça s'appelle pas de l'amour, appelez ça comme vous voudrez (flemme, connerie, etc.).

Toujours est-il qu'on se retrouve les enfants et moi embarqués pour une semaine en tête à tête. J'ai embrassé leur père des millions de fois avant qu'il parte, avec un petit air de "souhaite-moi bonne chance espèce de salaud".

Et puis finalement... Finalement (et j'ai presqu'envie de dire "comme d'habitude") tout s'est déroulé parfaitement (si ce n'est cette foutue maladie imaginaire de Capucine qui nous a empêché, Noé et moi, d'aller au cinoche!) et cette semaine en tête-à-tête avec mes enfants s'est transformée en une vraie semaine de vacances pour eux et pour moi. On a fait exactement tout ce qu'on avait envie de faire, sans courir, sans se presser, avec grasses-mat' et câlins compris. Musée de la BD, Carnaval de Binche, Journée chez Sophie et atelier cookies, Dodo chez Tatanne, Journée détente, ambiance tropicale et rivière sauvage à l'aquamundo, Plaine de jeux indoor et trempoline, Musée des enfants... Le tout en faisant (et c'est là que je suis tout simplement et non moins humblement très fière de moi) tous les jours une lessive, en rangeant l'appart de fond en comble, en préparant des petits plats délicieux pour tout le monde et en faisant des tris dans les vêtements de mes enfants qui grandissent, grandissent, grandissent.

Bref, une semaine pas glamour pour un sous, pas sexy du tout, en mode "ménagère de moins de 50 ans" mais une putain de bonne semaine, avec tellement de plaisir à être là où j'étais, avec les personnes avec qui j'étais et de partager ça avec mes enfants. Finalement, c'était vraiment une semaine d'amour.

Et quand mon amour à moi est revenu, mon homme parmi les hommes... C'était tellement bon de pouvoir l'accueillir dans notre cocon de bonheur.

A moi, ça me fait un bien fou de savoir que je suis capable de gérer, seule et bien. Tout simplement.

jeudi 14 février 2013

Ô mon amour

Mon amour, mon tendre, mon chéri parfois je t'attends, comme si tu allais arriver d'une minute à l'autre. Je lance des regards vers la porte, vers l'horloge et je me surprends à penser que tu ne devrais plus tarder. Mon amour, c'est long d'être sans toi. Et c'est bon aussi. C'est bon de passer ce temps précieux avec les enfants, de me sentir capable de gérer le quotidien même sans toi, de faire de ton moment d'absence un moment de petits bonheurs partagés, histoire que ça passe plus vite. C'est bon de sentir ce noeud au ventre quand je compte les jours, sentir que tu me manques et que je t'aime mieux qu'au premier jour. C'est bon de manger de la soupe et du brocoli en pensant que tu aurais aimé ça, cuisiner des petits plats en souriant de savoir que tu n'imagines pas ça. Mon amour, mon tendre, mon chéri, c'est bon de nous sentir si solide, d'être dans ton attente, une attente douce et sereine, comme nous. Je suis amoureuse de toi, Saint Valentin ou pas.

samedi 29 décembre 2012

Le rythme des vacances

J'aime quand c'est cool. J'aime quand on peut dormir tard, se coucher tard, manger tard... J'aime les vacances. Noé et Capucine se réveillent vers 9h, moi un peu plus tard (les jours où Vincent ne travaille pas), le déjeuner est interminable, on papote, on sommeille encore un peu. Un copain de Noé débarque à la maison pour deux jours, c'est cool. On se prépare doucement, entre deux parties de billes, on va manger une glace chez Capoue. Capucine prend son temps pour aller de la cuisine au salon, sur ses deux pieds. Elle tombe et ponctue sa chute d'un "bé" pour "tombée". On s'extasie. On laisse à la porte les mal lunés. En tout cas on essaye. Rien ne doit troubler notre bonheur simple. Personne. Aucune considération.

mardi 25 décembre 2012

Les cadeaux, les cadeaux, les cadeaux !

On s'était dit "on se sacrifie" pour le cadeau de nos enfants... Et puis...

Et puis c'est un mois "avec", et puis Vincent a beaucoup travaillé, et puis on avait trop d'idées de cadeaux pour les laisser lettre morte, et puis c'était trop difficile alors au diable l'avarice ! On a fait péter le compteur et c'est très bien ainsi !

Il est 9h00, les enfants se réveillent mutuellement. Noé fonce à la table de la salle à manger. C'est là que St Nicolas avait laissé son tribu... Rien. Déception. Vincent allume les lumières du sapin. Noé s'extasie. Père Noël est venu ! Il est venu ! Et il y a plein de cadeaux ! Il remarque qu'il n'y a pas de noms sur les cadeaux... Père Noël n'est pas très organisé, à 1h30 du mat', quand il rêve d'aller se coucher après avoir réveillonné. Vincent trouve la lettre que le gros joufflu a laissée dans laquelle il explique pour qui sont tous ces cadeaux. Il faut du talent pour faire croire à une lettre magique quand on a sous les yeux une page de mémoire sur la colonisation Belge... Pas grave, l'artifice fonctionne à merveille.

On ouvre d'abord les petits paquets. Un pour chacun d'entre nous. Noé trépigne. C'est quoi, le gros paquet vert ? C'est pour qui ?? Vient le moment de l'ouvrir. Il arrache le papier, n'attend pas que sa soeur le rejoigne et s'écrie "WAOUW ! Père Noël a apporté exactement ce que je voulais ! C'est trop super !"


Vincent et moi aussi, ouvrons nos cadeaux. Heureux de s'être laissés convaincre qu'on y avait droit, qu'on était pas obligé de se la jouer vache maigre. On a pas du beaucoup argumenter pour se convaincre l'un l'autre, ceci dit. Ça faisait longtemps qu'on avait pas saisi l'occasion de se faire plaisir l'un à l'autre, de se choyer, de se gâter.

A voir Noé rire à ne pas s'avoir s'arrêter en essayant son toboggan à billes, à voir les grands yeux de Capucine suivre les billes avec amusement, à prendre tellement de plaisir à leur raconter de nouvelles histoires, à éprouver ce plaisir si simple en attendant la réaction de l'autre quand il ouvrira son paquet, ça valait le coup.

C'est comme ça que j'aime Noël.

mardi 18 décembre 2012

Retour de l'école

Au début c'est la déprime et puis on s'habitude. Le soir qui tombe à 16h, la nuit qui pèse à 17h, l'ambiance électrique et fatiguée des transports en commun. Au début c'est la déprime et puis on y trouve du réconfort. Au retour de l'école, Noé se colle contre moi à l'arrière du bus. Une heure de tête à tête mobile et cahotant. Noé raconte sa journée, ses bricolages, ses jeux. Je l'écoute comme seule les mères peuvent écouter, le coeur au bord des yeux. Je sais que c'est faux mais je me plais à penser qu'il y a des instants qui n'appartiennent qu'à nous. Capucine nous accueille toute de sourires vêtues. Et vas-y que je t'embrasse, et mon frère, et ma soeur, et encore. Et vas-y que je rigole et que je salue les puéris avec de grands signes sur l'air du "c'était bien mais maintenant je rentre chez moi". Quelques 10 minutes plus tard à courir se réfugier sur les plaques d'égouts pour pas se faire croquer par les crocos, on retrouve l'homme de nos vies dans la chaleur de notre petit chez nous. Le sapin clignote, on mange une soupe, un bout de pain. L'homme s'en va travailler et c'est déjà le temps des histoires et du câlin du soir. Capucine salue à la cantonade sur l'air du "vous êtes bien gentils mais j'irais bien dormir, moi" et Noé imagine des stratagèmes pour se brosser les dents sans brosse à dents "et si on mettait le dentifrice directement sur la langue et que je frottais mes dents avec ma langue ?" Il y a des jours comme ça où j'aime vraiment la chaleur de l'hiver.

lundi 17 décembre 2012

Un dimanche de décembre

Un dimanche de décembre ça commence avec des bisous de Capucine. Des bisous baveux dans les yeux, sur la bouche, dans les oreilles. Des bisous plein de "agaaaaaaa" et de sourires. Un dimanche de décembre ça commence à 9h, avec les restes de gâteau de l'anniversaire de Ronja.

Un dimanche de décembre, c'est le moment de trouver LE sapin. Le premier sapin de Noé. Le premier sapin de Capucine. Mon premier sapin. Le premier sapin que j'aurais le droit de décorer exactement comme j'ai envie. Ce sapin on le trouve à la ferme Nos Pilifs parce qu'ils y sont beaux, pas plus chers qu'ailleurs et c'est toujours plus chouette d'acheter un sapin des Ardennes Belges dans un endroit qui a le mérite d'exister. On prend le plus petit sapin, un peu bossu, un peu tordu, juste pour qu'il reste pas tout seul à la fin. On choisit une guirlande orange, une guirlande lumineuse et on rentre à la maison en enjambant le canal. C'est gai de se rappeler qu'il y a de l'eau qui coule à Bruxelles.

Un dimanche de décembre, c'est laisser Noé décorer le sapin exactement comme il le souhaite. Parce qu'un beau sapin, c'est un sapin qui a senti les mains d'un enfant s'accrocher à ses branches pour y poser des boules.

Un dimanche de décembre ça continue avec l'homme qui découpe l'étoile de la cîme et avec Noé qui la décore au feutre, consciencieusement. Et puis ça se termine avec la poupette qui réclame son histoire du soir après qu'on se soit tous régalé d'un poulet grillé au four, des poivrons revenus, d'harcots vapeur et de pommes de terre cajun.

jeudi 6 décembre 2012

Venez, venez Saint Nicolas

Saint Nicolas est passé ce matin. Il a, comme les années précédentes, laissé un chemin de clémentines de la chambre des enfants jusqu'à la table de la salle à manger. Sur la table, il a laissé quelques chocolats, des cochons roses en massepain et du speculoos. Et puis aussi, quelques petits cadeaux. La magie de la Saint Nicolas c'est le regard qui s'illumine sur le visage endormi d'un enfant, en découvrant au petit matin une table du petit déjeuner un petit peu spéciale. Un jeu de cartes et des petits playmobils pour Noé, un petit puzzle de la famille panda et un livre pour Capucine. La fête avait déjà commencé hier soir, en déposant un verre de lait et une carotte pour l'âne à l'entrée de la maison. Et puis Nathan avait croisé le grand saint sur son chemin et celui-ci lui avait confié deux cadeaux d'avance pour les enfants.

J'aime la Saint Nicolas. C'est un matin qui sent bon la cannelle et la mandarine. Un matin un petit peu différent des autres. La Saint Nicolas, c'est le parfum de l'enfance.

Noé est allé à l'école le coeur plein d'étoiles. Bonne journée mon grand garçon.

dimanche 2 décembre 2012

Des amis, du fromage, des gâteaux et des anniversaires

C'est un week end comme on les aime. Les jours sont pleins de belles choses sans qu'on doive courir d'une chose à l'autre. On déteste courir d'une chose à l'autre. On aime être là où l'on est, sans avoir à penser à ce qui viendra. C'est comme ça qu'on choisit de passer notre temps ensemble. Vendredi, journée ménage et calinage avec Capucine. Petit lunch et belle papote avec Anne. Fondue savoyarde avec Emilie, Sébastien et Violette le soir. On parle des nos secrets de famille et on rit à celui qui aura le pire. Violette marche magnifiquement. On boit du vin blanc et on va dormir trop tard. On aime aller dormir trop tard parce qu'on a passé du bon temps. Le lendemain est une journée famille. On joue ensemble, à 4, jusqu'à ce que j'aille jouer les Saints Nicolas à la FNAC et que j'y trouve Anina. On papote encore autour d'un chocolat chaud, d'une bionade et d'un ballotin de pralines. Parce que les fleurs c'est périssable. On se retrouve tous à la maison pour une raclette. Oui, un lendemain de fondue, fallait oser. On joue à "7 wonders" et Guillaume m'appelle Sophie toute la soirée. Personne ne lui dit rien et en partant il est un peu gêné quand Nathan me dit "au revoir Camille". La prochaine fois je lui dirai que ça m'a plu de m'appeler Sophie pendant quelques heures. Dimanche se lève sous la neige. Vincent s'exclame "regarde Capucine, il a neigé !" et dans mon sommeil je souris en pensant que ce doit être sa première neige. Célestine nous attend pour fêter son anniversaire. On mange un gâteau délicieux à 3 étages avec une tête de Hello Kitty. Chloé est simplement trop douée et c'est parfait comme ça. La lumière est magnifique quand on quitte la fête pour rejoindre celle de Arthur le pirate. Il fait toujours aussi chaud chez les Auderghemois et les gâteaux ne sont pas moins bons. On parle de la prochaine soirée docu/débat et Noé offre son dessin. Il est beau son dessin. Le week end se termine doucement. C'était chouette.

lundi 26 novembre 2012

Dimanche bleu

Le WE avait été chargé de jolis moments. Les amis, la famille, l'osso bucco de dinde de ma grand-mère... Le dimanche était bleu comme son ciel et Vincent jouait au Flagey. Le dimanche à Flagey, c'est chouette. Et voir le bonheur de Noé quand il voit son papa apparaître, c'est encore plus chouette. Ses petits coucous discrets, ses clap clap en rythme, la fierté qui brille dans ses yeux. La fierté de Vincent, aussi, quand il peut faire savoir que la petite fille que l'on entend chanter à pleine voix entre les morceaux, c'est la sienne... Mon bonheur à moi, d'avoir mes ptits poulbots sur les genoux, contents d'être là et mon homme à quelques mètres de là, beau comme un soleil. J'aime les dimanches bleus !

lundi 12 novembre 2012

Un genre de week end parfait

C'est un week end d'anniversaire. Les WE d'anniversaire peuvent être fatals, s'embourber dans la déprime du temps qui passe, des rides qui creusent et des amis qui manquent. Mais pas celui-ci. Il y avait les amis, Chloé, Juliette, Ludo et mon amour, un vendredi soir. On mangeait des sushis, des cacahuètes et des melo-cakes pendant que Chloé nous maquillait et nous coiffait. On était toutes belles et on allait danser. J'avais même une plume dans les cheveux, des smoky eyes de magazine, une robe année folle de dentelle et de décolleté et des talons de 10 cm, ou presque. On est allé danser. Même que mon frère est venu, et Gilles, et Nathan, et Anina, et Diane, et Evan. Et on a bu, aussi. Peut être un peu trop, mais c'est bien de pouvoir boire un peu trop, de temps en temps. Juste assez pour courir au galop, rire pour trois fois rien, danser façon hip hop et se moquer de ne ressembler à rien. On a rencontré une star qui a reçu deux golden globes et un oscar et on a dansé avec elle. Elle disait que c'était "wonderful" qu'on danse "just for fun" sans se soucier du regard des autres. On a fait tous les instruments qu'on connaissait et personne n'a pensé à faire l'accordéon, sauf moi. Vincent a dansé tout contre moi et j'ai eu envie qu'il m'enlève sur son cheval blanc pour me montrer à quel point il m'aime. Mais on est restés, on a dansé encore un peu et c'était bien aussi.

On a fermé les yeux avec les oreilles qui bourdonnaient. Vincent s'est levé quelques heures plus tard pour récupérer nos enfants. Ils avaient passés une bonne soirée aussi. J'ai pris une douche en les attendant. Ludo et Auguste étaient là. Auguste a couru faire un bisou à Noé et Capucine et j'ai trouvé ça beau, ce sourire sur ses lèvres. Les enfants m'ont offert mon cadeau d'anniversaire, on a mangé des crêpes (que Noé peut) et on a laissé filé le temps, un peu, parce que c'était bien et chouette qu'on papote ensemble, comme ça. Puis on a embarqué les enfants dans la voiture et on est allés fêter Anouk. Les enfants ont joué ensemble et c'était chouette d'être à la campagne, dans cette belle maison, devant ce feux ouvert. C'était chouette de manger des frites et du pain de viande. C'était chouette d'être là. On a ramené Célestine à ses parents, on est rentrés chez nous et on a bien dormi, encore.

On a préparé une ratatouille. Il était 10h, on devait partir dans une heure. Noé avait fait la grasse mat', Capucine aussi, et nous on ne s'est pas fait prier, du coup. On a pris Antoine sur le trajet, on allait chez tata Bibi. Arrivés là bas, on se rend compte qu'on s'est trompé d'endroit. Les enfants dorment dans la voiture et nous on repart, direction les Ardennes françaises, Haybes, pour visiter la nouvelle maison de ma cousine. Tout le monde est là qui nous attend, affamé. Noé et Constant se trouve rapidement, Capucine et Axelle aussi, même si Capucine continue à ne pas vouloir vivre en dehors de mon giron... Zoé joue du djembe, Justine s'occupe des plus petits qu'elle, il y a 10 fois trop à manger, à boire, les enfants sont gâtés, Vincent et moi aussi. Ce que je les aime. Ce qu'ils vont me manquer. L'espace d'un instant, un instant seulement, je me suis vue moi aussi dans une maison là-bas, près d'eux, près de ma famille, avec un grand jardin et un village autour et ça m'a fait du bien.

Il y a des WE comme ça. Des WE parfaits, de part en part.

Merci à vous tous pour tout ça, tout cet amour, parfois pudique, parfois si simple qu'on ne le voit pas tout de suite, parfois exubérant, toujours chaud. Merci.

samedi 6 octobre 2012

Joyeux anniversaire !!!

Tu as 4 ans, tu mesures 1m04, tu aimes les trains, le miel, le chocolat noir, le sorbet, le lait au soja, l'école, les carottes, le couscous, les lentilles, l'ordre, les petites voitures, "mash mac queen", Fabienne, sauter dans les flaques, planter des graines, faire du pain, Capucine, la faire rire, la pâte à sel, écouter des histoires, faire des prises de catch à ta soeur, ta chiffougne, manger froid, les pommes épluchées et coupées en tranches, faire des gâteaux "que je peux", apporter un livre à l'école, Henry Dès, Bashung, faire des pestacles, prendre le bain, aller à la piscine, tes copains, tes copines, les bateaux, ton livre des transports, ta tasse pirate, faire pipi debout, ta draisienne, les vélos avec une sonnette et un pied, jouer à touche-touche, les pommes de pin, ramasser des bouts de bois pour le barbecue, les saucisses au caramel, le spaghetti bolognèse, le fromage rappé, les pâtes qu'on peut tourner dedans, tirer la langue sur les photos, parler anglais avec Ronja, me grimper dessus, Millo le Lapinot, prendre le ferryboat avec Mémé, bricoler avec Papou, chanter "tête épaules et genoux pieds", faire le chat, les noix de cajou, les petits raisins, le sirop de Liège, les speculoos, le pain d'épices, prendre le train pour aller chez Célestine, les crèmes au chocolat, le rose, donner les sous aux vendeurs, se reposer au "coin-doux" avec Arthur, prendre le tram, connaître le numéro des bus, le métro gris de la ligne 5, tes tontons, ta tatane, tes tantines, tata Brigitte, ton parrain, le métier de ton père, les blagues de ta mère, ta chambre rangée, dormir chez des amis, manger avec les doigts, boire de l'eau avant d'aller dormir, le jus de pomme, poser des questions, avoir des réponses, inviter tes copains à la maison, ...

Joyeux anniversaire mon Noé... Que l'année prochaine soit pleine de tout ça, de tout le reste et de bien plus encore. Je t'aime incroyablisisticement, depuis 4 ans et pour toute la vie !

jeudi 27 septembre 2012

Retour aux sources

A l'origine, ce blog s'appelait "comment je suis devenue nageuse" puis, la grossesse avançant et le temps se perdant, la piscine ne fut plus qu'un lointain souvenir...

Jusqu'à aujourd'hui.

On était là, on papotait entre copines, on était bien. Au moment d'entrer dans l'eau on appréhendait un peu et puis finalement... finalement c'était exactement l'endroit où j'avais envie d'être avec la personne avec qui je voulais y être. J'ai fait des milliards de longueurs, sur le dos, en brasse, en crowl, avec les palmes ou avec la planche, j'ai bu la tasse en rigolant, j'ai souri en regardant les dames sur leur vélo aquatique pédaler au rythme  d'une mauvaise variété up tempo, j'ai dépassé les nageurs trop lents, je me suis fait rattraper par les nageurs plus rapides et puis on a encore rigolé, on a pris une douche chaude, très chaude, et c'était juste parfait. 

J'ai pas pris de douche tout de suite en rentrant. Je voulais garder un peu l'odeur du chlore, sur moi. Il y a comme de la madeleine de Proust dans cette odeur... L'odeur de la piscine d'Enghien, quand pépé nous déposait au stage pour qu'on apprenne à nager et qu'il revenait nous chercher, le coffre de sa Lada rempli de chocolat du Aldi. On avait les yeux rouges, les cheveux mouillés, on avait un peu froid, mais putain qu'on était bien. 

Aujourd'hui, j'ai les yeux rouges, encore... et ils piquent... Pas sûre que demain ou un autre jour j'utiliserai mes lunettes de natation, pour autant.

Vraiment, j'aime l'odeur du chlore. Et je crois qu'il n'est pas encore venu le temps de fermer les yeux sous l'eau.

dimanche 23 septembre 2012

Parlez-vous sourire ?

Quand Noé était (encore plus) petit, Anina lui parlait en finnois et il comprenait. C'est là que l'on se rend compte de ce que ça signifie quand on dit que 93% de la communication est non verbale. Ensuite, quand il a commencé à savoir vraiment parler, il a perdu le fil de la conversation avec Anina. Dommage, ça aurait été carrément la classe d'avoir un enfant bilingue Marseillais/Finnois...

Mais depuis quelques temps, quand Noé joue avec Ronjia, il me semble qu'ils se comprennent vraiment. Quelques regards, quelques sourires et le tour est joué. Ça me plait de le voir prendre autant de plaisir à ces jeux de pantomimes, ça me plaît d'observer une complicité naissante entre mon petit gars de 4 ans et la jolie Ronjia. Et, effectivement, c'est fou ce que leurs regards parlent !

vendredi 21 septembre 2012

Joyeux anniversaire

Ma grandiose petite fille, te voilà moins petite, te voilà presque grande. Joyeux anniversaire ma chérie, ma fille, ma poupette.

Ce soir, on s'est fait une soirée à quatre. Une soirée rien qu'à nous, pour fêter ça. Un repas tout simple, un petit gâteau au chocolat, une bougie. Rien que toi, ton frère, ton père et moi. Et c'était bien !

Depuis un an, on s'extasie tous autour de toi. Depuis un an, on en finit pas d'admirer ta bouille d'amour, tes sourires, tes aventures... Je sais que ça continuera comme ça. Et ça me soulage de le savoir. La vie est belle, grâce à toi, grâce à vous. Faites qu'il nous reste encore des dizaines et des dizaines d'anniversaires à fêter ensemble !

jeudi 20 septembre 2012

Amoureuse

Un jour j'ai fait un rêve très très fort avec un chanteur. Tellement fort, que pendant des jours et des jours, j'ai presque cru que c'était arrivé (presque !!). Pourtant, ce chanteur, avant ce rêve-là, je n'y avais jamais prêté attention. Mais depuis ce rêve... comment dire... je me transforme en groupie complètement dingue dès que je l'aperçois à la télé. Enfin, depuis quelques années, ça allait mieux. Mais...

Dimanche, je l'ai vu en vrai.

Dans le train.

Tranquille.

Avec sa copine... (salaud !)

Il est descendu à Gand (selon toute vraisemblance...) et je me demande bien ce qu'il a pu aller faire là bas. Depuis, je suis re-tombée amoureuse de lui. C'est complètement irrationnel mais j'assume. Enfin, je crois. Et puis, voilà, sa musique, sa voix... Bref, aujourd'hui je fais mon comming out de la groupie : j'aime Raphaël !


Et voilà une petite chansonnette pour l'autre homme de mes rêves, pour celui de mes jours, de ma vie, de mon coeur.