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dimanche 24 mars 2013

Et le printemps s'en vient

L'hiver se clôture avec la lecture d'un livre tellement magnifique extrêmement fort et incroyablement près que je voudrais m'en souvenir de la première à la dernière ligne. L'hiver prend fin avec un coup sur le nez, du sang et de la douleur. Une opération. L'hiver s'en va et nous laisse encore un peu de neige, de froid, de pluie et de grisaille. L'hiver nous annonce qu'on n'en a pas fini de surveiller de ce que mangent nos enfants, soja, lait, Capucine apprend la frustration. L'hiver agonise et on ne se laisse pas abattre. On se fait des petits plats hivernaux parce qu'on sait que bientôt on aura plus envie de raclettes, choux farcis et potées. On affronte le printemps qui arrive à reculons avec une deuxième opération. On accueille le printemps sans trop y croire encore, le mois de mars à trop se faire désirer est déjà terminé.

vendredi 15 mars 2013

Fourbu

On s'est levés ce matin l'humeur au beau fixe. Noé courait partout, jouait avec Capucine, plein d'entrain. Tout paraissait comme si l'opération était un espoir de mieux, un passage obligé certes, mais plutôt une bonne chose.
Arrivés à l'hôpital, on passe une pièce, puis une autre. On voit un infirmier, une infirmière, un anesthésiste, le chirurgien. On passe les étapes vers l'ultime étape. Le tout dans un environnement à la taille de Noé. Petite chaises, petite table, jouets. On attend. Tiraillés par la faim et l'ennui, l'angoisse et le temps, beaucoup trop long à passer.
J'enfile la blouse bleue et je pousse son lit jusqu'en salle d'op'. Des larmes coulent le long de ses joues. Grosses, grosses comme toute son anxiété. Il ne bouge pas. Le produit rentre dans ses veines. Les paupières se ferment. Il dort. Je lui fait encore un bisou sur la joue. Sa joue ronde et molle.
Il se réveille en larmes. Et bientôt les larmes nourrissent sa fureur. Pendant une heure il faut calmer son trop plein de tout, trop plein de douleurs, trop plein de choses à subir, trop plein de patience. Et puis, le calme. Le silence. Après, longtemps après, quelques sourires, un rire ou deux, un gâteau au chocolat.
Et tout le long les messages de nos amis, des messages, des pensées, des caresses. Merci.

lundi 11 mars 2013

Quand nos enfants souffrent...

Il y  a d'abord eu un cri, presque animal. Et puis des larmes, de la panique, du sang partout et une plainte longue, très longue. On a fait ce qu'il fallait faire, comme des robots. De la glace sur le nez, qu'il ne voulait pas... C'était trop froid, ça faisait mal, il voulait juste être près de nous, sur nous. Il voulait juste de l'amour, des câlins, des caresses. Puis il a souri, joué un peu, alors on s'est dit que ce n'était rien.

Le lendemain, Noé ressemblait à Cassius Clay après un combat, le pourtour du nez et des yeux bleu/vert/mauve. Alors, les urgences. Il pleurniche, a peur d'avoir mal. Je lui rappelle l'histoire de Franklin à l'hôpital. Franklin aussi avait peur. C'est normal d'avoir peur. Les médecins sont gentils. L'une me dit que "gonflé comme c'est, c'est probablement cassé" et l'autre "je ne vois pas de déviation, je ne pense pas que ce soit cassé". Tous deux s'accordent pour me dire qu'il n'y a rien à faire pour le moment, qu'il faut que ça dégonfle d'abord. J'ai le coeur au bord des yeux. Je sais que tout va bien, que Noé n'est en danger de rien, mais j'ai le coeur au bord des yeux. Le docteur me rassure en me disant que ça va aller et moi j'ai envie de pleurer. Noé est calme. Il est soulagé qu'on ne touche pas à son nez pour le moment. Parfois, il a quand même les larmes au bord des cils, aussi, sans qu'on sache pourquoi.

De retour à la maison, il oscille entre bonne humeur et plaintes. Anne vient lui changer les idées et apporte deux livres pour "le courageux Noé". On joue à ranger sa chambre, il est content. On fait des gaufres "que je peux" et tout a l'air d'aller bien. Le soir tombe, une histoire puis deux, le pyjama et hop, au lit. Tout va pour le mieux.

La nuit est cataclysmique. Noé se réveille vers 23h, en larmes. Il a mal, il ne sait pas respirer, il ne veut pas être seul, il me dit "j'ai besoin de respirer !" en panique. Alors je prend tout contre moi et il est bouillant. J'ai une boule dans la gorge. Chaque fois que je m'endors un peu, il se réveille en pleurant. Il boit des litres d'eau, se plaint toujours de son nez bouché, essaye de se moucher, n'y arrive pas. A 1h00 je le monte dans notre lit, avec lui. On aura toujours plus de place. A ce moment, Capucine vomit dans son lit. Parce que quand on a deux enfants, ils ne se mettent pas forcément d'accord pour demander l'attention de leurs parents à tour de rôle. Vincent descend, lui donne un bain. Pendant qu'il change son lit, elle joue à sa petite cuisinière, pleine d'énergie. Elle se rendort quand même. Noé dort bien jusque 4h00, puis se réveille toutes les 20 minutes parce qu'il a mal, a soif, n'est pas bien. Il est bouillant. Capucine termine sa nuit à 7h30...

Et pourtant, je ne suis pas fatiguée. Il faut être là pour Noé (Capucine heureusement est en pleine forme), parce qu'il souffre et que quand nos enfants souffrent, rien d'autre n'existe. Je ne comprend pas bien si c'est son nez qui le fait souffrir ou s'il est malade en plus de son nez. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui c'est "journée Panthère Rose" et ça fait du bien à tout le monde.



jeudi 21 février 2013

Et kwé Charles, Carnaval !?!

Si tout s'était passé comme prévu, la semaine de Carnaval, Vincent et moi serions partis en amoureux dévaler les pentes neigeuses des Alpes (accompagnés d'une fanfare, d'accord, mais en amoureux quand même). Nos enfants seraient allés passer une semaine fabuleuse avec leurs (presque)parrains préférés et tout aurait été pour le mieux.

Tout ne s'est pas passé comme prévu. (ça devient une habitude, ça)

La moitié du couple "parrainal" (j'invente des mots, oui oui) a trouvé un travail qui ne se refuse pas. Le genre de travail qu'on dit "youhou ! Génial ! Trodlaballe !!". Et encore plus quand on est enceinte et qu'on espérait à peine que ce soit possible. 
Pour plein de raisons et pas que des mauvaises, on a pas trouvé l'énergie de chercher une alternative. L'alternative, c'était donc moi... Sacrifiée pour la cause de ses enfants et de son homme, si ça ça s'appelle pas de l'amour, appelez ça comme vous voudrez (flemme, connerie, etc.).

Toujours est-il qu'on se retrouve les enfants et moi embarqués pour une semaine en tête à tête. J'ai embrassé leur père des millions de fois avant qu'il parte, avec un petit air de "souhaite-moi bonne chance espèce de salaud".

Et puis finalement... Finalement (et j'ai presqu'envie de dire "comme d'habitude") tout s'est déroulé parfaitement (si ce n'est cette foutue maladie imaginaire de Capucine qui nous a empêché, Noé et moi, d'aller au cinoche!) et cette semaine en tête-à-tête avec mes enfants s'est transformée en une vraie semaine de vacances pour eux et pour moi. On a fait exactement tout ce qu'on avait envie de faire, sans courir, sans se presser, avec grasses-mat' et câlins compris. Musée de la BD, Carnaval de Binche, Journée chez Sophie et atelier cookies, Dodo chez Tatanne, Journée détente, ambiance tropicale et rivière sauvage à l'aquamundo, Plaine de jeux indoor et trempoline, Musée des enfants... Le tout en faisant (et c'est là que je suis tout simplement et non moins humblement très fière de moi) tous les jours une lessive, en rangeant l'appart de fond en comble, en préparant des petits plats délicieux pour tout le monde et en faisant des tris dans les vêtements de mes enfants qui grandissent, grandissent, grandissent.

Bref, une semaine pas glamour pour un sous, pas sexy du tout, en mode "ménagère de moins de 50 ans" mais une putain de bonne semaine, avec tellement de plaisir à être là où j'étais, avec les personnes avec qui j'étais et de partager ça avec mes enfants. Finalement, c'était vraiment une semaine d'amour.

Et quand mon amour à moi est revenu, mon homme parmi les hommes... C'était tellement bon de pouvoir l'accueillir dans notre cocon de bonheur.

A moi, ça me fait un bien fou de savoir que je suis capable de gérer, seule et bien. Tout simplement.

samedi 8 décembre 2012

Malédiction !

Il y a deux semaines, on abandonne un WE à Paris pour s'occuper de Noé qui, quelques heures après que tout ait été annulé, a retrouvé toute son énergie. Pourtant, je jure qu'il était mal en point. Le week end passé, on fait venir Guillaume, Nathan, Anina et toute leur smala à la maison (nous qui espérions pouvoir passer outre la corvée rangement, vaisselle et cuisine...) pour préserver Noé, encore malade. Il n'a pas manqué de passer la soirée à sauter tantôt sur le dos de Ronja, tantôt sur celui de Grimür, à grand renfort de fou-rire. Hier soir, Capucine a 40° de fièvre, les yeux vitreux, le souffle court et nous donne l'impression d'être passée sous un camion. Nous annulons donc, encore, une sortie. Et qui s'est qui s'est montré en pleine forme toute la journée, au point de ne pas vouloir faire de sieste alors que la veille encore elle dormait 18 heures sur la journée ?

Est-ce que j'ai le droit de haïr mes enfants, rien qu'un tout petit peu ?

Non, je sais.

Et pourtant...

Chienne de vie !

mercredi 5 décembre 2012

La crèche, la santé de ma fille et l'homéopathie.

L'infirmière de la crèche est sympathique. Je l'aime bien. Elle fait son métier avec beaucoup d'ardeur, de coeur et de volontarisme. Je l'aime bien, vraiment. L'infirmière de la crèche est très certainement très compétente. Je n'en doute pas. Même que je trouve ça bien qu'il y ait des mesures prophylactiques au sein des crèches. Mais quand même, je ne peux pas m'empêcher de sourire régulièrement. A chacun de ses coups de téléphone, en fait.

"Bonjour Maman Capucine, je vous appelle parce que Capucine fait 39°
- Ah. D'accord. Et sinon, comment elle va ?
- Elle va bien, sinon. Elle joue, elle a bien dormi, elle mange.
- D'accord. Est-ce qu'il faut que je vienne la chercher ?
- Non, non, je ne pense pas que ce soit nécessaire... Mais est-ce que vous pourriez prendre rendez-vous avec son docteur, pour qu'il certifie qu'elle peut réintégrer la crèche dès demain ?
- ...
- Vous savez, il y a des cas de bronchiolite à la crèche. Il lui prescrira sûrement d'utiliser un appareil de ventilation. Ne vous inquiétez pas, on peut le faire à la crèche. Il suffit juste que vous nous fournissiez l'appareil. C'est gratuit avec la mutuelle. Et que vous nous donniez l'ordonnance de votre médecin pour que l'on connaisse la dose médicamenteuse à lui mettre.
- Ok... D'accord.
- Oui, vous devez certainement connaître tout ça, puisque vous avez déjà un enfant de 4 ans.
- Oui oui, merci, au revoir."

Outre le fait que ça m'emmerde d'emmerder mon excellent docteur avec des broutilles dont je peux m'occuper seule (c'est la magie de l'homéopathie, ça rend légèrement autonome pour tout un tas de choses), je ne comprends pas bien qu'un état qui ne requiert pas de ma part de venir chercher ma fille dans l'heure, puisse requérir d'aller chez le médecin dans la soirée. Ensuite, non, je ne connais pas tout ça. Peut être que Noé et Capucine ont énormément de chance. Ils n'ont jamais eu de maladie des voies respiratoires suffisamment inquiétantes pour nécessiter une prise en charge de ce type. Ou alors, simplement, l'homéopathie les a à chaque fois soignés tout à fait correctement... Vas-t-en savoir pourquoi, je n'ai pas pris la peine de lui expliquer que Capucine se verrait probablement "prescrire" 3 fois 2 granules de "machinchose" et qu'on en parlerait plus. Elle me rétorquerait sans doute que l'homéopathie c'est bon pour les petites bosses, les trucs qui n'ont pas vraiment besoin d'être pris au sérieux, mais que là, quand même, elle a 39° et elle tousse un peu.

L'infirmière de la crèche continuera à croire en la médecine traditionnelle et à prodiguer ses conseils, c'est certains. Ça ne m'empêche pas d'espérer un jour pouvoir affirmer que je soigne mes enfants à l'homéopathie sans craindre que l'on m'accuse, ce faisant, de ne pas vraiment les soigner.

- ps : si ça se trouve c'est un procès d'intention odieux et l'infirmière de la crèche est tout à fait ouverte à l'homéopathie... mais j'ai comme un doute.
- ps' : est-ce que je suis la seule maman à me faire appeler "maman + le nom de l'enfant" par le personnel des crèches ? Est-ce que je suis la seule à trouver ça insupportable de niaiserie ?

lundi 26 novembre 2012

SPM

Mais qu'est-ce que le SPM ?
Le SPM c'est le truc qui, une fois par mois pendant plusieurs jours, m'assèche le coeur, me gonflent les yeux, m'assombrit l'avenir et me donne envie de dormir jusqu'à la fin de l'éternité. Ouais, c'est un truc de malade.

Avant d'avoir des enfants, j'avais un peu mal dans le bas du dos et je me plaignais déjà. Depuis que j'ai deux enfants, et je ne sais pas si c'est une règle générale que les choses évoluent dans ce sens, j'ai l'impression que le sol s’entrouvrent sous mes pas et que les forces du mal m'habitent. Tout simplement. Il faut donc que je m'en rappelle, tous les 28 jours... Non, je ne suis pas en train de sombrer dans la folie, par contre, je suis très certainement en fin de cycle.

vendredi 23 novembre 2012

Allo, doc ?!

C'est pas que ça va mal, c'est pas que je suis malheureuse. J'ai un homme amoureux qui m'aime, m'estime et me le dit, me le montre, me l'assure et me rassure. J'ai des enfants qui valent la peine d'être vivant pour les regarder grandir. Des enfants qui câlinent, qui rigolent, qui chatouillent. C'est pas que ça va pas, non. Malgré tout, il y a cette inertie depuis une douzaine d'années. Ce sentiment de paralysie. Ces décisions par dépit. Il y a le quotidien, beaucoup trop difficile pour ce qu'il est. Il y a l'histoire familiale qui donne à réfléchir. Ce besoin d'ouvrir les yeux pour mieux voir les jolies lumières de l'automne. Ce n'est pas un aveu de faiblesse. C'est tout le contraire. Tout le contraire.

Aujourd'hui, j'ai pris rendez-vous avec un psy.

vendredi 19 octobre 2012

Pilates et moi !

Ça fait environ 3 semaines que je cherche à aller au Pilates, le vendredi matin. Le premier vendredi, pleine de  volonté acharnée, j'ai abandonné l'idée de trouver mon chemin après 5 minutes, montre en main, et j'ai lâchement fait marche arrière. Le deuxième vendredi, je me suis retrouvée avec Capucine "sur les bras" pendant que Vincent travaillait. Ce matin, ENFIN, je suis arrivée jusqu'à la salle de sport ET j'ai eu droit à ma première heure de Pilates.

Ce que je pensais du Pilates avant d'en faire ?

"Un petit sport tranquille pour les faible et les vieux, pas douloureux, pas intense, axé sur la respiration et la détente... parfait pour se remettre en forme sans forcer".

TU PARLES !!!

Ce que j'en pense après seulement une heure de cours ?

- J'ai senti des muscles travailler que je ne soupçonnais même pas
- Je n'ai jamais autant senti mes muscles travailler
- J'ai une souplesse de dindon

Outre mon premier cours de Pilates, c'était aussi la première fois que j'entrais dans une salle de sport. J'imaginais quelque chose d'assez caricatural, quelques grandes gueules carrées à la carrure bodybuildée, deux trois "top biches", moulées dans des tenus de sport parfaites, ultra motivées et le sourire pepsodent du coach de service.

Et en fait, non. En fait, le mec de l'accueil était très sympa, cool. En fait, le prof de Pilates était très simple, professionnel, attentif. En fait, les gens présents au moment où j'y était avaient plutôt 45 ans et semblaient être là pour se faire du bien. En fait, l'ambiance était plutôt agréable.

Alors, oui, j'ai souffert... J'ai tremblé de tous mes muscles sous l'effort à fournir et c'est à peine si je savais descendre les escaliers du métro, au retour. Mais c'était très agréable, finalement. Je me suis sentie vraiment bien et j'ai la sensation que c'est un sport qui peut me faire du bien. A voir, maintenant, si la motivation passera l'hiver. J'espère !

dimanche 7 octobre 2012

Il va y avoir du sport !

Comme je le disais il y a quelques semaines, j'ai commencé à bouger mon corps... Petit révolution, à mon échelle ! Ça a commencé par la zumba, un peu timidement, comme ça, pour voir. Puis j'ai repris la piscine et ça, franchement, c'était une sacrée bonne idée. Toujours cette même impression de se vider la tête entièrement pendant une heure. Là, la question qui se pose c'est "pilate ou hip hop ?" Oui, je sais, ça n'a rien à voir. Pilate c'est le bouche à oreille (enfin, surtout la bouche de Gilles et mon oreille à moi...)... L'envie de faire mon truc dans mon coin et puis simplement une façon de voir le mouvement qui m'inspire. Le hip hop, c'est, à la base, moins mon trip... Mais c'est avec Emilie et c'est une occasion de se donner rendez-vous toutes les semaines à côté de laquelle je n'ai pas envie de passer. J'ai pas l'intention de passer ma vie à ça et je n'ai pas le budget aussi. Il va donc falloir faire un choix. Les RDV sont pris, y a plus qu'à se lancer et à voir où ça mène.

Mais quand même, j'aurais jamais cru avoir à faire ce genre de choix... Et j'en suis plutôt contente. Reste à transformer l'essai ! Rendez-vous dans quelques semaines/mois, pour en parler ?

mardi 25 septembre 2012

Soignez ce rhume que je ne voudrais voir

Hier, en allant chercher Capucine à la crèche, je suis tombée face à une puéricultrice reniflante et tremblotante. La pauvre avait probablement un début de crève, quelque chose de bien sympa. Elle me dit que c'est vraiment terrible, qu'elle a des courbatures partout... Il est 16h45, elle a encore 4 enfants à gérer, toute seule. Pendant que je rhabille Capucine, elle s'assied, se pelotonne, les yeux dans le vague. Elle me fait de la peine. Je me demande pourquoi elle n'est pas chez elle...

D'abord pour elle, évidemment. Personne ne devrait avoir à travailler dans cet état. Ensuite, pour tous les enfants de la crèche, pour ses collègues et pour les parents qui viennent chercher leurs enfants.

Bien sûr, si elle est là c'est qu'elle n'a pas le choix. Soit qu'il n'y ait personne pour la remplacer, soit qu'elle n'ait pas envie de se faire mal voir.

Et c'est ça, que je trouve inadmissible...

Si elle était rentrée chez elle dès les premiers symptômes, peut être même juste une journée, elle se serait reposée, renforcée, soignée très vite. Peut être même assez vite pour ne pas refiler ses microbes à toutes les crèches. 5 ou 7 des enfants de la crèches n'auraient pas choppé son rhume et n'auraient pas obligé l'un de leurs parents à prendre congé. L'un ou l'autre des parents ne seraient, à leur tour, pas tombé malade et n'auraient donc pas eu à prendre congé non plus...

Bien sûr, ce n'est pas elle la coupable puisque ce microbe elle a bien du le chopper quelque part... peut être même par un parent chômeur qui n'a pas à prendre congé quand il n'est pas en forme... Mais ce que je dénonce c'est une certaine logique de jusqu'au-boutiste qui, je le crois, ne peux être que néfaste globalement. Ce que je dénonce c'est le sous-effectif lattent des crèches de Bruxelles qui poussent leurs employés à venir travailler quelques soient les conditions.

Je me souviens d'une directrice d'asbl qui préférait voir ses employés prendre une journée de congé pour se remettre d'un rhume plutôt qu'une semaine pour se remettre d'une angine. Elle avait raison, évidemment... et je n'en finis pas de regretter qu'il n'y ait pas plus de gens sensés comme ça à la tête de nos institutions et entreprises.

En attendant, je m'en vais soigner le rhume de ma fille...

mardi 18 septembre 2012

Zumba toi-même !

A y est, je fais comme toutes les filles "in". Je me suis mise à la zumba. Yep.

Bon.

Alors.

La zumba, qu'est-ce que c'est ? (à part un mot qui fait mourir de rire le quatran de la maison...)

Expliquons par l'exemple :

Prenez une salle, une prof sur-motivée (mais comment tient-elle TOUTE une journée à ce rythme ??), des femmes de 13 à 55 ans, de la musique très forte entre la salsa, le RnB et le bollywood, des chorés et de la transpiration, mélangez le tout et vous obtiendrez un cours de zumba.

Est-ce que je me retrouve complètement là dedans ? Pas sûre. Mais je me trouverai toujours une bonne excuse de ne pas faire de sport alors cette fois, je ferme les yeux et je fais ce qu'on me dit.

Et peut être même que si je continue à le dire, d'ici peu je reprendrai la piscine. Dingue !

lundi 27 août 2012

L'Everest - 2

J'ai donc entamé une croisade contre le sucre, et j'en parlais ici ! Bien que ceci ait provoqué moult moqueries et mesquineries ("huhu, mange donc un délicieux coulant au chocolat et fais pas ta maligne" ^^) ça fait aujourd'hui 14 jours, jour pour jour, que je tiens le coup. Alors, que les choses soient claires, je ne fais pas abstinence... J'essaye juste de rationaliser l'irrationnel, prendre le pouvoir sur ce qui a trop souvent le pouvoir sur moi. Comme je le disais "l'Everest, quoi !"

Et à ma grande surprise, ce n'est pas si difficile.

Mais pourquoi j'en parle là, maintenant ?

PARCE QUE J'AI UNE FOUTUE ENVIE DE CHOCOLAT BLANC PRALINE !!!!!!!!

Mais sinon, ça va.

lundi 13 août 2012

L'Everest

Je n'arrête pas d'y penser, d'en parler, d'y réfléchir. La nouvelle vie c'est pour bientôt et ça semble pourtant très loin. Il y a les zones d'ombre, il y a l'excitation et l'impatience. La nouvelle vie...

Il faut s'habituer au changement... Il faut s'y préparer.

Si j'étais moi, j'arrêterais le sucre. Je dis ça comme un fumeur arrêterait de fumer. C'est tout à fait ça. Je dois me sevrer. Des études ont prouvé que l'addiction au sucre était aussi forte que l'addiction à l'héroïne. Je vous laisse imaginer l'Everest à franchir. Mon envie d'arrêter se situe à plusieurs niveaux. Le premier facteur, c'est la santé. J'ai envie de faire du bien à mon corps pour pas qu'il me fasse payer un jour le mépris avec lequel je l'ai traité. Ensuite vient l'éducation que j'ai envie donner à mes enfants. J'ai envie de les faire grandir sainement. C'est ma façon à moi de leur assurer un meilleur avenir, aussi. Enfin, c'est politique. J'ai envie de refuser les diktats. Tous. En 1968 le "tout est politique" convainquait tout le monde. Je crois que ce n'est plus seulement vrai mais que ça l'est quand même. Refuser le sucre que l'on trouve partout, dans le jambon, les chips, les pizzas, lasagnes et autres plats préparés, le saucisson, les cacahuètes (etc.) c'est refuser ce système de consommation qui impose ses goûts, s'engouffre dans toutes nos tares, modifie même notre nature (au dépend de notre plus élémentaire santé) pour augmenter ses marges, encore et encore.

L'Everest, donc.

L'Everest pour une nouvelle vie.

lundi 30 juillet 2012

Rien n'est jamais acquis ?

L'allaitement, c'est cool. Quand ça va bien, c'est cool. Pas cher, hygiénique, optimal.

Quand l'enfant tète toutes les heures, quand il tète 45 minutes d'affilée (voire plus) ou quand il ne tète pas bien, quand on se tape des crevasses, quand il ne grossit pas, quand on ne sait plus à quel sein se vouer (huhu... hum), quand les remarques extérieures sont culpabilisantes ou quand elles sont blessantes, c'est moins cool.

C'est moins cool aussi quand après 10 mois d'allaitement on se tape un engorgement alors qu'on croyait en avoir fini avec toutes ces conneries ! Ganglions gonflés, mal de gorge, fièvre, poitrine à la Pamela, douloureuse, irritabilité et épuisement général.

Bon, vous me direz, la misère est moins pénible au soleil, au bord de la piscine, tranquillou pépère.

jeudi 22 mars 2012

1000 tétées

Six mois d'amour avec notre poupette c'est aussi six mois d'allaitement. 180 jours de lait maternel, donc près de 1000 tétées... 1000 tétées !
Il y en a eu des douloureuses, fatiguées, résignées, bien sûr, mais il y a eu surtout toutes les tétées sereines, amoureuses, pratiques ! Il y a aussi eu les tétées nomades dans le train, le tram et même, récemment, dans le bus aux heures de pointe ; les tétées urbaines, les tétées champêtres... Bref, des tétées partout, tout le temps et tant qu'on aura rien trouvé de plus facile ou de meilleur, il n'y a pas de raison qu'on s'arrête.

mercredi 21 mars 2012

Capucine sur la balance - 4

Hier, ils ont pesé Capucine à la crèche.

Il y a une espèce d'excitation primaire du parent moyen à voir la courbe de poids de ses enfants aller croissant. Ça doit être un truc de survie, blablabla.
Alors, en allant la chercher, au soir, j'ai fondu sur le carnet pour m'extasier sur les chiffres de sa santé.

6kg800

Donc, voilà... Capucine a pris 200 grammes en 2 mois...

Pas de quoi s'extasier, en gros.

De là à dire qu'il y a de quoi s'inquiéter...

On retiendra qu'elle a été malade, que j'ai été malade, qu'on a tous été malade. On retiendra qu'elle a peut être grandit, dans le même intervalle. On retiendra aussi qu'elle peut encore mettre du 3 mois et que c'est chouette. On retiendra, enfin, qu'elle est belle comme le jour et que toute l'énergie qu'elle ne met pas à grossir elle le met à sourire !

dimanche 4 mars 2012

Des dents, des carottes !

Capucine a 5 mois, une rawette et une dent. Sans fièvre ni douleur, comme si de rien, Capucine s'éloigne du bébé qu'elle a été. Dans la foulée, on essaye les purées de carottes. Sans dire qu'elle se rue sur la nouveauté, on peut souligner son esprit d'ouverture ainsi que la persévérance dont elle fait preuve pour réussir à avaler ce qu'on lui présente. Elle fait ça tranquillement, à son image.

Grosse fatigue

L'ordinateur sur les genoux, je jette un coup d'oeil autour de moi et le constat est simple : nous sommes un peu débordés... En témoignent le tas de linge en attente d'être plié, le tapis pas aspiré depuis trop longtemps, la cuisine sans dessus ni dessous, les cartons de brols en attente d'être triés, la table basse encombrée de tout et de rien, la table à manger sur laquelle nous ne mangeons plus que sur une seule moitié désormais, les vêtements qui jonchent le sol, les jouets de Noé un peu partout, la poussière sur les bibelots, les factures en tas deci-delà "en attente d'être payées" et tout ce dont je ne parlerai pas.

Notre appartement ne ressemble jamais à un showroom ikéa, encore moins à une estampe japonaise illustrant l'art du zen, c'est vrai. Mais, en l'occurrence, j'aimerais que notre appartement illustre un peu moins l'état de délitement de notre santé physique et morale.

Je lève les yeux sur notre intérieur et tout semble affirmer mollement (faute d'énergie) mais instamment : YOU NEED A BREAK ! (oui, ça parle anglais chez moi...)

Un break ? c'est à dire des vacances en amoureux au soleil avec rien d'autre à penser que le bonheur d'être à deux, de s'aimer et de boire des boissons rafraichissantes ? Oui... ce serait bien. J'adorerais ça. J'y pense tous les soirs en m'endormant. Je gagne au lotto, j'achète une maison avec presque pas de murs, où s'qui fera bon y vivre, et un jardin et tout plein d'espace partout pour vivre et s'aimer. Et puis on partirait en vacances, un peu tous les deux et un peu tous les quatre et ce serait tellement bien qu'on serait plus malade. Puis je m'endors, puis je me réveille, puis je lève les yeux et tout autour c'est toujours le même décors sombre.

C'est un peu la déprime, non ?

Si.

Ca ira mieux ? Certainement...

samedi 3 mars 2012

Challenge

Comment s'occupe-t-on de nos enfants quand on a une grippe (Vincent) et une otite (moi) ?
On se refile la patate chaude en se disant "oh et puis merde, à son tour un peu, maintenant" en pensant au temps béni où on pouvait être malade tranquillement au fond de son lit sans rien devoir à personne. Et on râle, on peste, on s'énerve,... parce que, bon, sérieusement "il était obligé de tomber malade en même temps que moi ??"

BREF : aucune solidarité, chacun pour sa gueule et sus à l'ennemi ^^