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mardi 18 septembre 2012

Un jour, ce sera mon anniversaire

Normalement, la bienséance voudrait que je m'occupe d'abord de l'anniversaire de mes trois amours avant de penser au mien...

Mais non, décidément, c'est plus fort que moi, je craque ! Mon anniversaire c'est le 9 novembre et c'est comme si c'était demain.

Alors alors, petit papa noël des anniversaires, cette année j'ai comme toutes les années plein d'idées de cadeaux que je serais trop heureuse si tu pouvais en tenir compte :

- j'veux des leggingsssssss (noir, bleu, marron, rose) pour mettre avec toute les tuniques que je me suis trouvées en seconde main
- j'veux des pantalons (bleu électrique, rouge et vert) pour pouvoir profiter d'avoir perdu quelques kilos (et parce que un seul jeans c'est pas beaucoup...)
- j'veux un verni à ongles rouge parce que celui que j'ai reçu il y a un an et demi est vide et que mon rose ne sied qu'à mes orteils
- j'veux une tenue de sport parce que maintenant je fais de la zumba et que si je pouvais avoir l'air moins ridicule ce serait sympa
- j'veux des baskets, toujours pour la zumba mais aussi, sait-on jamais, pour si un jour je me redécide à faire du jogging... (mais pour le jogging je me marre toute seule)
- j'veux un abonnement de 6 mois à la piscine
- j'veux un germoir à graine, en verre ou en terre mais pas en plastique

C'est tout. Pour le moment. (oui, je sais, j'aurais pu m'abstenir...

lundi 27 août 2012

L'Everest - 2

J'ai donc entamé une croisade contre le sucre, et j'en parlais ici ! Bien que ceci ait provoqué moult moqueries et mesquineries ("huhu, mange donc un délicieux coulant au chocolat et fais pas ta maligne" ^^) ça fait aujourd'hui 14 jours, jour pour jour, que je tiens le coup. Alors, que les choses soient claires, je ne fais pas abstinence... J'essaye juste de rationaliser l'irrationnel, prendre le pouvoir sur ce qui a trop souvent le pouvoir sur moi. Comme je le disais "l'Everest, quoi !"

Et à ma grande surprise, ce n'est pas si difficile.

Mais pourquoi j'en parle là, maintenant ?

PARCE QUE J'AI UNE FOUTUE ENVIE DE CHOCOLAT BLANC PRALINE !!!!!!!!

Mais sinon, ça va.

mercredi 25 avril 2012

Grosse fatigue

La fièvre du grand, la conjonctivite de la petite, les réveils entre 4h30 et 5h30, puis à 7h30, les aller/retour à la crèche, à l'école, en vélo, à pied ou en transports en commun, l'appartement cradingue, le bordel, la pluie et le froid, les repas à faire, à donner, le bordel encore, les lampes allumées à 10h du matin...

Là, tout d'un coup, c'est la grosse fatigue.



mardi 24 avril 2012

Money money money - 3

Ca faisait longtemps ! En ce moment, j'ai une sacrée envie de consommer. Alors je rêve :

- un appartement avec jardin, chauffage central, tout plein de fenêtre, plancher, feu ouvert, mur en brique et poutres apparentes, 3 chambres, cave ou grenier, cuisine équipée et SALLE DE BAIN !
- un appareil à boucles
- une BB crème (parce que y a la pub partout et que si la pub dit que j'aurais une belle peau, y a pas de raison qu'elle mente)
- de nouveaux jeux de sociétés pour Noé

lundi 23 avril 2012

Au fait

Il y a un an et 19 jours je commençais ce blog. Ca valait bien un post, non ?!

J'aime écrire parce que ça me permet de voir plus clair, de retenir, de ne pas laisser filer trop vite le temps et les souvenirs. J'aime qu'on me lise pour me sentir moins seule, pour partager, pour faire savoir tout ce que je n'ose pas dire.

C'est pas toujours facile d'écrire. Pas toujours facile d'être lue. Il y a la tentative d'enjoliver, de ne parler que du meilleur. Pourtant, ce n'est pas ça l'important. Ce n'est pas toujours facile d'écrire, pas toujours facile d'être lue parce qu'il y a l'obligation de la sincérité. On peut mentir dans la vraie vie. Parfois même on doit. Mais on ne peut pas mentir quand on écrit. Enfin, moi je ne veux pas.




Merci à vous de me lire, de temps en temps ou tous les jours. Merci à vous de poser un oeil bienveillant sur la maman bloggeuse que je suis.

vendredi 16 mars 2012

Joyeux anniversaire ?

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon ex belle-mère. Avant, quand je parlais d'elle, je disais "ma belle-mère". Elle détestait ça. Elle répondait sèchement "je l'ai éduquée, je suis comme sa mère". Mais voilà, pour être une mère il faut aimer comme une mère. Ce n'est pas ce qu'elle a fait. Malgré tout, quand je parlais d'elle et de mon père ensemble, je disais "mes parents". Maintenant, je ne parle plus que de "mon père". Je disais "mes parents" parce que, effectivement, tous les deux faisaient partie de l'unité parentale de référence. Même si c'est lui qui signait notre journal de classe, à mon grand frère et moi, et que c'est elle qui signait celui de mon petit frère. On disait qu'on avait les mêmes parents même si mon petit frère avait une armoire de biscuits rien que pour lui, remplie à ras bord tous les vendredi et que nous devions acheter nos sucreries avec notre argent de poche. On disait qu'on faisait partie de la même famille même  si nous devions donner 17 frc belge à notre belle-mère quand nous prenions un timbre pour écrire à notre grand-mère maternelle. Nous n'avons jamais remis en doute l'entité familiale même si elle était douloureuse, injuste et nécrosée de toutes parts. Jamais, non, jusqu'à ce que notre père le fasse.

Jusqu'alors chaque 16 mars, nous fêtions son anniversaire à grand renfort de fleurs, de parfums et de CD de variétés. Ce faisant, nous achetions la paix du ménage pour quelques jours. Et encore. Chaque 16 mars, nous faisions mine de faire la fête. Un gâteau, des bougies et quelques sourires. Et puis un jour, plus de 16 mars. Fini le 16 mars. Plus de joyeux anniversaire. Plus de parfum. Plus de sourire crispé.

Le 16 mars est un jour comme un autre... Ou presque. Il y a toujours cette petite pensée suffocante pour ce passé-là. Le mépris, les humiliations, le déni de notre identité, la colère, la haine, même. Elle a peut être cru qu'elle nous aimait. Le problème, c'est qu'elle n'y est pas parvenue. Non, en fait, ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est qu'il a fallu faire semblant, pendant 20 ans, que nous étions aimés. Et on n'y est pas parvenus.

dimanche 4 mars 2012

Grosse fatigue

L'ordinateur sur les genoux, je jette un coup d'oeil autour de moi et le constat est simple : nous sommes un peu débordés... En témoignent le tas de linge en attente d'être plié, le tapis pas aspiré depuis trop longtemps, la cuisine sans dessus ni dessous, les cartons de brols en attente d'être triés, la table basse encombrée de tout et de rien, la table à manger sur laquelle nous ne mangeons plus que sur une seule moitié désormais, les vêtements qui jonchent le sol, les jouets de Noé un peu partout, la poussière sur les bibelots, les factures en tas deci-delà "en attente d'être payées" et tout ce dont je ne parlerai pas.

Notre appartement ne ressemble jamais à un showroom ikéa, encore moins à une estampe japonaise illustrant l'art du zen, c'est vrai. Mais, en l'occurrence, j'aimerais que notre appartement illustre un peu moins l'état de délitement de notre santé physique et morale.

Je lève les yeux sur notre intérieur et tout semble affirmer mollement (faute d'énergie) mais instamment : YOU NEED A BREAK ! (oui, ça parle anglais chez moi...)

Un break ? c'est à dire des vacances en amoureux au soleil avec rien d'autre à penser que le bonheur d'être à deux, de s'aimer et de boire des boissons rafraichissantes ? Oui... ce serait bien. J'adorerais ça. J'y pense tous les soirs en m'endormant. Je gagne au lotto, j'achète une maison avec presque pas de murs, où s'qui fera bon y vivre, et un jardin et tout plein d'espace partout pour vivre et s'aimer. Et puis on partirait en vacances, un peu tous les deux et un peu tous les quatre et ce serait tellement bien qu'on serait plus malade. Puis je m'endors, puis je me réveille, puis je lève les yeux et tout autour c'est toujours le même décors sombre.

C'est un peu la déprime, non ?

Si.

Ca ira mieux ? Certainement...

lundi 30 janvier 2012

Obsessions

J'ai deux obsessions en ce moment :

1° que Noé n'est pas froid en quittant la maison. Du coup, on a ressorti pulls, sous-pulls, sur-pulls, moufles et écharpes. J'aimais bien, moi, l'hiver doux...

2° gagner un concours. N'importe lequel, n'importe quoi, mais gagner un concours ! Du coup je traine sur des sites divers et variés et je pose ma candidature pour tout et n'importe quoi. Un mouche-bébé high-tech qui fait réveil, thermomètre et veilleuse à la fois ? Allez-y, je prends ! Le spectacle d'un humoriste que je ne connais pas ? Je prends aussi ! Qu'importe, j'ai décidé que je voulais gagner quelque chose... Et pour gagner il faut jouer ^^

Oui, je sais, ça n'a aucun rapport !

Sauf que non, là, en l'occurrence, j'ai trouvé un concours qui me permettait de relier mes deux obsessions du moment ! Comment que ce serait trop la classe de gagner un KidCol !

Ne me dites pas que "c'est trop facile à tricoter !" parce que la dernière fois que j'ai entamé une écharpe c'était il y a 4 ans et que depuis le premier tiers de celle-ci traine toujours au fond d'un placard...

Bref, je veux gagner un KidCol !

mardi 24 janvier 2012

Engorgement

On en parle, ou pas, des joies de l'allaitement ?

Alors alors, en termes techniques un engorgement est lié à :
    - une stase alvéolaire du lait liée à une production lactée supérieure à la consommation ; - une congestion des vaisseaux sanguins ; - une insuffisance de la circulation lymphatique.
Il se forme un œdème interstitiel, donc une hyperpression dans la glande, qui va bloquer la circulation sanguine et lymphatique, ainsi que l’écoulement du lait dans les canaux : c’est le véritable engorgement.

Il en résulte des phénomènes inflammatoires locaux et généraux.

Ouais ouais ouais... Un engorgement, dans mon cas, c'est surtout une fièvre à 40°, des délires nocturnes, deux nuits blanches, un faiblesse impressionnante, des courbatures dans tout le corps, mal à la peau, des décharges électriques dans le crane, un lit détrempé de sueur, chaud, froid, mal. MAL !!!!

La bonne nouvelle ? J'ai perdu 4 kilos. En 2 jours. Bon rendement, non ?

Voir ici pour les infos médicales sur l'engorgement et plus généralement sur l'allaitement.

    lundi 16 janvier 2012

    Un bon WE !

    Ce WE j'ai fait deux tartes aux pommes, fêté deux anniversaires, dansé "comme avant", bu un verre de vin, fait une grasse mat', trainé un peu avec mon homme, appelé mes deux grands-mères, mangé des boulets sauce lapin avec des frites, gagné à Trivial Pursuit, lu Closer, Oops et Public, été réveillée par les dessins animés, fait des bricolages tout pourris, joué à la Wii chez des amis, explosé les scores de U-Sing, initié Noé à Mario et au maniement de la wimote, mangé des pâtes italiennes trop cuites et bu de la soupe de carottes et de poireaux. Puis, dimanche, j'ai été dormir tôt.

    mardi 10 janvier 2012

    Sans mémoire

    Je ne retiens rien. Rien. Je n'ai pas de passé. J'oublie. Tout. Pas de mémoire familiale. Aucun souvenir des moments désagréables. Très peu de souvenirs des bons moments. Je ne retiens pas plus les noms, les dates, les grands moments. J'ai peut être fait des études d'histoire pour en posséder une, de mémoire. Ça n'a pas marché. Hugue Capet, la chute du mur de Berlin, l'anniversaire de ma mère, rien ne s'imprime vraiment. Pas de culture générale. Pas de culture particulière. Si comme la confiture moins on en a, plus on l'étale, il semblerait que mon pot soit vide. Complètement vide. Parfois, je suis capable de parler d'une chose ou d'une autre. Parfois je me souviens vaguement. Mais jamais rien de précis, jamais rien de circonstancié. Si je pouvais changer une seule chose de ce que je suis, ce serait ça. J'aimerais me souvenir.

    lundi 2 janvier 2012

    Mes voeux pour 2012

    En lisant le titre, vous vous dites probablement "mais qu'est-ce qu'elle nous fait la cruche ? Elle nous les a déjà fait ses vœux pour 2012". Oui mais non, là ce sont mes vœux à moi pour moi que je me souhaite égoïstement rien qu'à moi pour l'année 2012.

    Alors, pour l'année 2012 je me souhaite :

    • Un chouette travail, bien payé, passionnant, avec de chouettes collègues et, cerise sur le gâteau, assez souple pour qui, comme moi, a des marmots.
    • Que mon namoureux soit toujours aussi gentil, doux, tendre, passionné, passionnant, câlin, à l'écoute, encourageant, intuitif, beau, drôle, intelligent, curieux, émouvant, actif, ingénieux, ... que ce qu'il a été en 2011.
    • Que le père de mes enfants soit toujours aussi parfait avec eux.
    • Que la (bonne) musique lui permette de gagner sa vie (on pourrait croire que c'est un vœux altruiste, alors qu'en fait, en l'occurrence c'est pour mon bonheur à moi que je le lui souhaite.
    • Un hiver sec et enneigé. Un printemps doux et ensoleillé. Un été chaud bouillant. Un automne pareil que le printemps.
    • Le temps et l'envie de voir tous les gens que j'aime tout plein tout plein tout plein.
    • D'aimer un peu plus les légumes et un peu moins le chocolat...
    • Que Noé et Capucine continuent à cohabiter avec plaisir et tendresse.
    • Que l'argent continue à être la dernière de nos préoccupations.
    • Du temps pour aller au cinéma/théâtre/concert en amoureux
    • Un moulin à café électrique.

    lundi 19 décembre 2011

    "Noël ça rime (presque) avec "Marseille" - 2

    Noël c'est Noé qui fait de la pâte à lasagne avec sa Mémé, Capucine qui charme son monde, le soleil qui éblouit lorsqu'on regarde à l'horizon, deux caisses de vêtements du cousin Jules, du pot-au-feu, des navettes, des repas de famille en veux-tu en voilà, des photos de famille avec plein de tendresse dedans, la pompe à huile que tout le monde aime sauf moi, des aller/retour pour aller donner à manger au cochon ou observer l'agneau fraîchement né se dépatouiller pour se mettre à marcher, la chaleur de la cuisinière à bois, le café partagé avec les voisins, sur la terrasse, la cousinnade qui se réapprivoise à chaque fois, Vincent qui débat de choses que je ne comprends pas avec Roger, la tentation de manger un carré de chocolat qui se répète toutes les cinq minutes...

    mardi 13 décembre 2011

    Terrifiée

    Je suis terrifiée. Bientôt, je chercherai un travail. Bientôt, je travaillerai, qu'importe qu'il s'agisse de semaines ou de mois. Bientôt, nous aurons de quoi entamer une nouvelle vie. Rien de bien grandiose... Peut être simplement la possibilité de s'offrir un peu plus que nos 50m². C'est tout.
    Je suis terrifiée parce que tout va changer. Tout. Tout ça pour quoi ?
    Je suis terrifiée parce que je sais qu'il va falloir plonger, se lancer, y aller et que je ne sais pas pourquoi. Quelques mètres carré supplémentaires ?
    Je suis terrifiée parce que je ne me sens absolument pas prête pour renoncer à la richesse qui est la nôtre... Tout ce temps passé ensemble, tout ce temps précieux. Je suis terrifiée de troquer tout ce temps passé à s'aimer contre quelques mètres carré supplémentaires. Et pourtant, il va bien falloir plonger, se lancer, y aller.
    Bien sûr, l'idée d'emménager dans un lieu neutre, un lieu choisi à deux/quatre, l'idée d'aménager un nid tout neuf, l'idée d'aménager notre chez nous ne me déplait pas fondamentalement... Mais je suis terrifiée à l'idée de perdre tout ce que l'on a.

    vendredi 9 décembre 2011

    Youhou !

    La bonne nouvelle du jour ?

    Capoue ouvre un glacier à côté de chez nous ^^

    Ce sont définitivement les meilleures glaces que je connaisse (Oui, Juliette, je sais, c'est difficile à entendre...) !

    Mes kilos en trop ? Bho, un détail...

    lundi 5 décembre 2011

    L'ombre de moi

    Je ne suis plus que l'ombre de moi. Le ventre plat, les fesses fermes, la peau lisse... J'étais séductrice et séduisante. Aujourd'hui, les kilos en plus, le ventre mou, la cellulite sur les fesses et les vergetures un peu partout font ma nouvelle peau.

    Pourtant...

    Pourtant, cette nouvelle peau, je m'y sens bien. Pourtant, je me sens belle. Peut être plus belle qu'avant, même. Objectivement, je sais que c'est faux. Je correspond bien moins aujourd'hui aux canons de beauté qu'hier.

    Je pensais que le mépris était une forme d'intelligence, que l'incrédulité étaient indispensable pour la bonne tenue en société et que la bienveillance était une faiblesse.

    Aujourd'hui, mon nouveau moi essaye l'humilité, la gentillesse, la bienveillance. Ce n'est pas si difficile. C'est plutôt agréable. Ce n'est pas sans résultat.

    Je ne suis plus que l'ombre de moi. Voluptueuse et heureuse. Ça me convient parfaitement.

    lundi 28 novembre 2011

    Dans la série...

    Dans la série souffreteux, après le fils et la fille, je demande la mère.

    - "Ce sera quoi pour vous ?"
    - "Une angine, évidemment ! Comme tous les ans depuis la naissance de Noé. Pourquoi se priver..."

    Alors me voilà qui me traîne mon vieux corps malade, priant pour que mes enfants fassent des siestes de 5 heures (voire 6) et des nuits de 15 heures (voire 16) pour pouvoir à mon tour dormir...

    Vivement l'hiver, le froid, le sec, la neige peut être... L'automne, c'est tout pourri !

    mercredi 23 novembre 2011

    Regret.

    Une partie de moi a grandi là. Une partie de moi y est morte, aussi... Cette maison est le lieu de tous mes bonheurs d'enfance, c'est aussi le lieu de mon regret le plus grand, mon seul et unique vrai regret.
    Si c'était à refaire...
    Mais rien n'est jamais à refaire.
    D'en voir les détails délabrés, les fenêtres sales, les rideaux tombants... Ce sont des larmes qui coulent.

    mardi 22 novembre 2011

    Pas la même mère

    Noé et Capucine n'auront pas eu la même mère pour leurs tout premiers instants sur terre.

    Il y a trois ans j'étais affaiblie, fatiguée, anémiée et, au delà de tout, pas vraiment prête à avoir un enfant. Heureusement, Noé avait déjà un père parfait, prêt à accourir au moindre sursaut, à la moindre variation de respiration. Moi, je dormais. Quand Vincent m'apportait notre enfant, je lui donnais le sein. Puis, je dormais. Vincent jouait et riait avec Noé. Moi, je dormais toujours. Il le changeait, le berçait, pendant que je dormais encore. Parfois, je me levais pour le prendre contre moi. On écoutait de la musique en dansant tous les deux et je le serrais tout contre moi en lui chantant des berceuses dans le creux de l'oreille. Puis, je me recouchais et laissais à Vincent le soin de prendre soin de notre enfant.

    Je ne sais pas exactement combien de temps a duré cette période. Je sais qu'un moment Vincent a explosé. C'était obligé. On ne peut pas tenir aussi longtemps. Alors j'ai compris... J'ai compris que j'étais en train de passer à côté de la mère que j'avais envie d'être. J'ai décidé de faire la connaissance de cet enfant. Notre enfant. Et j'ai pris part à notre vie. Pour Vincent, d'abord. Pour Noé, ensuite. Et pour moi.

    J'ai été la mère de Capucine tout de suite. Dès le premier jour. J'ai eu l'impression de tout découvrir et c'était vrai, je découvrais tout. Je chante pour elle, aussi... Mais, surtout, je prends soin d'elle. Le matin, le midi, l'après-midi, le soir, la nuit. Je suis sa maman, à chaque instant de la journée et de la nuit. J'aime ça. Je suis contente de me rapprocher de la mère que je voudrais être...

    Si je suis cette maman avec Capucine, c'est grâce à Vincent et Noé. Ce n'était pas leur rôle, mais il l'ont joué quand même.

    lundi 21 novembre 2011

    Let's call the whole thing off !

    Vincent demande à Noé de mettre son tricot, de s'essuyer avec une serviette et de lui tendre le torchon pour essuyer la vaisselle, entre autres choses.
    Et je dois dire qu'il m'a quelque peu contaminée... Les magic sont devenus des feutres et les bics des stylo-billes. Oui, je sais, c'est triste.

    Mais vous ne m'entendrez jamais dire Vagon plutôt que Wagon. Ah ça non ! Jamais !