lundi 13 octobre 2014

Joyeux anniversaires

Capucine a fêté ses 3 ans, comme une belle et magnifique petite fille pleine de vie qu'elle est.
Noé a fêté ses 6 ans, comme un grand garçon, tellement drôle et sensible, tellement intelligent et bouillonnant de vie.

Quand je les vois tous les deux, quand je vois comme ils s'aiment, quand je vois comme ils sont beaux, quand je vois comme ils dévorent la vie à pleines dents, curieux et souriants, je me dis que je n'ai pas du tout rater. Et ça me fait du bien.

Parole d'enfant - 31

Noé : "Quand on a pas de maman, on existe pas !"

Noé : "Comment est-ce qu'on devient pauvre ?
Moi : c'est compliqué... J'imagine que si on ne trouve pas de travail et qu'on n'a pas la chance d'être entouré de personnes qui peuvent nous aider, on est pauvre...
Noé : J'espère que les pauvres ont quand même toujours une maison ! Sinon, ils sont mouillés et ils ont froid, quand il pleut comme en ce moment. Alors ça devrait être interdit de laisser les gens devenir pauvre."

Parce qu'il faut bien écrire

Parce qu'il faut bien écrire... Parce qu'il faut rendre compte... Parce que rien ne vaut d'être vécu qui ne laisse trace.

On n'aura pas fêté notre premier anniversaire à Marseille. Ou alors bien tristement, dans les larmes et l'amertume.

Le bateau a pris l'eau. Tout le monde surnage comme il peut. Chacun avec ses armes. Chacun comme il peut. Il paraît que c'est plus facile pour les uns que pour les autres. Il faut être con pour le penser. Sacrément con.

On goûte à la valse des semaines alternées. Le trop plein quand ils sont là. Le vide quand ils sont ailleurs. On goûte au sentiment de manque, au sentiment de passer à côté de la moitié de leur vie. On goûte aussi au plaisir des grasses mat' même pas volées, aux journées entières rien que pour soi, au silence ininterrompu.

J'ai du prendre quelques mois de vacance. Sans S. La politique de la chaise vide. Pas tout à fait mais en partie. Service minimum.

Autour de moi je vois des gens biens. Des gens aimants. Des gens gentils et bons. Comme toujours, je me dis que j'ai bien de la chance... Que je ferais bien d'en prendre de la graine, moi qui ne sais pas toujours être quelqu'un de bien, d'aimant, de gentil et de bon.

Je sais que je vais reprendre pied. Je ne sais pas comment. Je ne sais pas quand.
On va tous reprendre pied. Chacun retrouvera ses marques. Chacun trouvera sa ligne de flottaison. Plus dans le même bateau, c'est vrai... mais sur la même mer, indéfiniment.

dimanche 21 juillet 2013

Injustice

Piqûre de moustique chez Noé : 0
Piqûre de moustique chez Capucine : 0
Piqûre de moustique chez Vincent : 0
Piqûres de moustique chez moi : 47

Je vous aime, mes amours... vraiment... mais BORDEL, ça vous dérangerait de prendre votre part ?



samedi 20 juillet 2013

A l'autre bout de moi

Il faudra m'excuser par avance si mes posts sont d'humeur mélancolique plus souvent qu'à leur tour. L'écriture est plus évidente pour ce genre de sentiment, paraît-il.

Je me sens loin de moi, loin de tout. Je me sens seule et fourbue.

Pas tant que ça, c'est vrai... Mais suffisamment souvent en une seule journée pour que l'addition assomme. La chaleur aussi tend au même effet.

Aujourd'hui, j'ai fait des frites. Des vraies bonnes frites. J'ai tranché les patates, je les ai rincées, épongées, plongées une première fois dans l'huile à 155° puis j'ai attendu qu'elles refroidissent et je les ai replongées brièvement à 170°. Certains font des bains d'huile plus chaude, pas moi. C'était excellent... Manquait juste la mayonnaise.

Quoi qu'il arrive, il manque toujours quelque chose.

Je l'écris. Parfois, je le pense. Mais je sais que ce n'est pas vrai.

L'autre jour, avec les copains, on riait tellement... Un saut dans la piscine, un bon barbecue, des discussions intenses et des fous-rires. A chaque fois, c'est bon de les voir. Je me sens vraiment bien avec eux. Je me sens parfois plus en sécurité avec eux que nulle part ailleurs.

Pourtant, quand je rentre dans ce chez-moi qui ne l'est pas encore totalement et qui ne le sera probablement jamais, l'incertitude me tenaille un peu.

On ne se rend compte de nos erreurs que quand il est trop tard... Pour le moment, ça n'en est pas une, non. Mais j'ai peur d'avoir un jour à me dire "quelle conne j'ai été".